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WANG Chen-Kang
Faculté de Philosophie et Sciences sociales
Campus du Solbosch - CP 133/02
Avenue F.D. Roosevelt, 50
1050 Bruxelles
chenkang.wang@ulb.be
Chen-Kang Wang est un artiste taïwanais vivant à Paris. Il est doctorant en Art et sciences de l’art sous la direction de Gilles Collard (La Cambre) et Natacha Pfeiffer (ULB).
Sa recherche, intitulée « Le monde lunaire - La Terre où se perd la parole » prend initialement la forme d’une écriture, mais ce récit n’est ni fixé dans les mots, ni soumis à la narration chronologique. L’espace de la Lune avant 1969 est une « terre » qui ne peut être possédée par les Terriens. La littérature relative à cet entre-deux reste à la fois fragile et puissante, tout en hébergeant les pensées exilées.
Sa recherche, intitulée « Le monde lunaire - La Terre où se perd la parole » prend initialement la forme d’une écriture, mais ce récit n’est ni fixé dans les mots, ni soumis à la narration chronologique. L’espace de la Lune avant 1969 est une « terre » qui ne peut être possédée par les Terriens. La littérature relative à cet entre-deux reste à la fois fragile et puissante, tout en hébergeant les pensées exilées.
L’intention de ce projet part de Taketori Monogatari dont il a extrait la scène où Kaguya-hime (かぐや 姫, princesse lumineuse) quitte passivement la Terre en déclinant la demande en mariage du roi via Waka (和歌) , et se séparer de sa famille terrestre qui l’a récupérée le jour de sa naissance dans un bambou. Le geste de Kaguya-hime de s’habiller de vêtements célestes et d’être accompagnée par les messagers du Ciel pour rejoindre la Lune décrit spirituellement un espace utopique. Ce qui l’intrigue dans cette description, il s’agit de la façon dont l’écrivain.e (anonyme) considère le monde lunaire comme un espace de fuite, d’éloignement absolu de la vie terrestre. Dans Monogatari, il est fréquent que les écrivains essaient de construire la vérité par la fiction et de dépayser les écrits de l’Histoire.
« Palais de Lune » est une proposition de performance-cinéma qu’il voudrait réaliser pendant ses recherches sur la Lune. Au fil du développement de ses travaux, l’écriture est continuellement la première couche qui matérialise la linéature de performance. Les dialogues de ces chapitres seraient voilés. L’espace de la Lune se mêle à un endroit journalier telle une ville qui ne décèle pas de signification univoque. La performance pour lui est une façon de raconter une histoire. La notion d’entre-deux inspirée par « Je-Tu » de Martin Buber et 2046 de Wong Kar-wai est le moteur primordial par lequel il essaie d'établir l’environnement concerné à s’écouler des temporalités entrelacées avec lui, sans lui, en traversant la narration visuelle. ‘Entre’, cela peut vouloir dire : entre deux espaces-temps horizontaux, entre la première personne Je et la troisième personne Il et Elle, entre le ciel étoilé et la bibliothèque de soi. Il songe que les réels existent dans la zone indécise d’entre-deux. Cette notion sillonne à travers la performance, la vidéo et l’écriture